The mediterranean viking did it too !

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13/7 Henningsvaer vers Andenes

Belle nuit sur ce promontoire.
J’ai rencontré un nouveau renard. Y aurait-il un réseau de couchsurfing de renards ? À peine avais-je installé mon campement modeste que messire renard est sorti d’un buisson. Il m’a observé à distance sans peur excessive puis s’est éloigné. Lui aussi m’a dit : bienvenue mon pote ! Ils ont un drôle d’air ces renards norvégiens. Ils sont hauts sur pattes, assez efflanqués, avec une queue longue et fine (pas du tout touffue comme les renards en France). La première fois j’ai pensé que j’avais à faire à un vieux renard usé mais non. .. Ils ont tous la mm tête. Quant au hasard d’une double rencontre en qqs jours. Soit ils sont nombreux soit mon hôte du réseau de couch surfeurs de voleurs de poule de Bodo a envoyé un Fox (jeu de mot !) a son homologue de Henningsvaer.

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13/7 un pays au diapason qq soit son mode de transport

En revenant d’henningsvaer le bus repasse par la même route qu’à l’aller. Et pourtant le paysage semble ne plus être le même. C’est juste une question de point de vue.
Le moyen de se déplacer change aussi le paysage.
À pied, en allant vers Å , j’avais ressenti la richesse et la variété des paysages. Et pourtant je circulais d’un pas lent et lourd (putain que j’étais chargé !). En bus on a la même impression. Mais en vélo ça doit aussi le faire. On dirait que ces paysages sont multistrates. Quelque soit la vitesse où ils défilent ils montrent de la richesse. Comme si on disposait d’une Tv en 3D et qu’on zoomme dans les images à l’infini. On ne se lasse pas d’observer les détails de chaque plan. Un gigantesque film en 3D , les autres sens étant en plus actifs.

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Morue séchée

J’ai testé pour vous la morue séchée en apéro.
Ça ressemble à du carton mais avec des fibres. C’est impossible à couper au couteau. Tu dois déchirer le morceau en suivant le sens des fibres. Tu dois mâcher ça longtemps pour l’impregner de salive et l’attendrir suffisamment pour penser à l’avaler. Une bonne gorgée de bière est requise pour éviter l’engorgement. Aucun intérêt gustatif. Par contre, c’est le top du top pour les adeptes de la secte Dukan : 83 % de protéines, 0,86 %de matière grasse (en plus, que des Omega3) … Les filles … Passez vos commandes, et je vous en ramène. Par contre, prévenez d’avance vos compagnons … Ça risque de « puir » un peu dans vos bouches.

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11/07 Bjorg/Henningsvaer

Première nuit lofotenienne : fraîche mais reposante grâce au masque magique. Par contre matinée difficile. Rien n’est ouvert pour le petit déjeuner. Je me contente d’un fond de boîte de gâteaux. Sans café. Ni kaffe.
En route pour Bjorg et son musée viking. Le bus longe une côte très découpée. D’immenses falaises plongent directement dans la mer et les neiges éternelles sont à portée de main. Lumière grise assez étrange.
Après la visite fort sympa, direction Svolvaer puis Henningsvaer. Cette dernière est un ancien port de pêche où j’espère pouvoir faire une sortie de snorkeling (randonnée côtière en apnée). Maintenant c’est plutôt un décor pour touristes en quête d’authenticité. L’authenticité est une notion bien relative. Difficile de comparer les attentes de touristes espagnols voyageant en conserve (pardon, en bus climatisé aux vitres teintées), attendant dans le bus que le chauffeur (ganté pour ne rien salir) ait descendu et aligné les bagages, se précipitant ensuite comme des chiens vont à la curée vers leur hôtel pompeusement intitulé rorbu hotel, difficile de comparer l’authenticité attendue par ce gens-là avec le pêcheur dont le rorbu était la maison, le centre de toute la vie. Difficile également de la comparer à mes attentes de randonneur campeur sauvage qui vient de passer une nuit fantastique juste à côté d’un phare à l’extrémité de la baie qui enserre le village. Mes aspirations du moment, un face à face avec la nature avec comme seule limite une toile de tente….

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Å ça se dit O

Qu’un A se dise O ne choque pas dans ce pays où tout est eau ( oui je sais mon analyse est un peu faible mais bon y a de la fatigue dans ce voyage…).
Norvège ça vient de nord et de « vege » : voie. Pareil pour Norway. On est bien d’accord c’est bien la voie du nord. Le passage vers l’Amérique je suppose.
Mais pour moi, ce pays c’est plutôt la voie de l’eau. Elle est partout. Les fjords, les lacs, les torrents, les fleuves (ben oui, la moindre rivière qui se jette à la mer est un fleuve). Parfois tu ne sais même plus si tu es au bord d’un lac ou de la mer. Faut la goûter pour savoir.
Aujourd’hui, en quittant Moskenes pour Å, je décide de quitter la route en coupant à travers la montagne/colline qui la borde. Après 1h de marche où je me perds (putain que j’aime ça, tout peut arriver dans ces moments), j’arrive au bord d’une étendue d’eau… Suis-je à Å au bord de la mer ou dans un fjord ou au bord d’un lac ? Une seule façon de savoir, goûter l’eau. Elle était fraîche et non salée. Elle arrivait tout droit d’un glacier qui le surplombait. Voila. Cette anecdote, c’est toute la Norvège. De l’eau, de l’eau, de l’eau. Lançons une pétition. Renommons la Norvège, Aquavege en français, Waterway en anglais et Vanveg (pays de l’eau en norvégien). ok ?

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Yep !

Le oui, dans la région des lofoten (mais à Bodö c’était déjà le cas), ça se prononce Yep… Alors que le norvégien standard dit « ya ». Selon les individus on est entre le Yeee et le yepp. Mais si on cause angliche, on a tendance à dire yes ou yeah voir yeahhhh (mais ça c’est juste Sigrid). ça donne des échanges assez cocasses. Yep ça me fait chaque fois penser à lucky Luke. Alors je cherche autour de moi
Joly jumper, mais manifestement il n’aime pas le froid.

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Pour mes collègues. I did it !

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10/7 Merci Jan et Anna

Une fois revenu à Bodo Sentrum, je prends mes repères. Je m’aperçois qu’avec un peu de chance je vais pouvoir attraper un bus qui va à un maelström. Le mot évoque toujours pour moi ces histoires norvégiennes de pêcheurs pris dans des gigantesques tourbillons. Je voulais voir ce qu’il en était. Sincèrement ? C’était impressionnant mais mon cerveau avait fabriqué à partir des légendes et de la littérature un phénomène encore plus puissant. Donc, légère déception. J’ai qd mm compris que ce phénomène était dû à une « vidange » d’un fjord dans un autre en lien avec la marée.
Au moment de rentrer, aucun bus avant 2h. Vous connaissez mon infinie patience. Au bout de 10 mn je tentais le stop. C’est Jan, un jeune maçon polonais immigré avec sa femme en Norvège il y a 5 ans qui me ramène à bodo (30 km qd mm). On sympathise dans notre anglais oxfordien (qui a souri ?, pas toi jean philippe, tu n’oserais pas te moquer about my english !)… Bref à force de discussion il m’invite chez lui pour le dîner. Super cool. Leur maison est sans dessus dessous car en travaux. Jan renove sa maison avec l’aide de son beau-frère. Anne nous prépare une soupe aux champignons et un riz « à la mexicaine » succulent non seulement par le goût mais aussi par la chaleur amicale que je ressens de la part de mes hôtes.
Cette petite heure passée en leur compagnie a été d’un réconfort extrême. Jan me dépose ensuite avec ma maison sur le dos à ronvikfjellet qui culmine au dessus de bodo et que Torstein m’avait conseillé pour un bivouac face au soleil de minuit. Merci encore Jan et Anna pour tous ces mots gentils et votre accueil simple et sans chichis. Vous êtes évidemment les bienvenus à Toulouse. Jan repart, et là, une belle claque m’attendait. Mais ça fera l’objet d’un autre post.

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11/7 midnight sun !

Le massif dans lequel Jan m’a déposé est à peine à 3 km du Sentrum. Dés le premier regard, tu en prends plein les mirettes. Je ressens de la frustration à ne pas avoir la plume d’un écrivain, le pinceau d’un peintre ou l’oeil et l’objectif d’un photographe capables de dire ce qu’on ressent à voir ce qu’on voit. Certes le paysage est grandiose. Au premier plan ce massif verdiloquent ( c’est un adjectif alano-norvégien issu d’une contraction de verdoyant et grandiloquent ).
Au second plan une sorte de baie (l’entrée d’un fjord en fait) au fond de laquelle se niche Bodo. En 3ème plan, une île en plein milieu du fjord (un énorme massif montagneux) et enfin, à la limite de l’horizon se dessinent les lofoten. Une impression de décor peint tellement c’est incroyablement beau.
Je passe au moins une heure à tourner sur le site, à bader ce paysage, incapable d’une pensée pratique, juste submergé par la majesté du lieu.
Je finis par m’installer. Pas envie de dormir sous tente. J’ai vraiment envie de profiter un Max de cette soirée en restant au plus proche des éléments. Je me déniche une terrasse abritée dans une maison inoccupée en contrebas. Technique de la pelure d’oignon : des sous couches (merci patrick pour tes  » sous vêtements techniques » autrement dit le calbute), des couches de vêtements, un sac à viande, le duvet. Putain qu’il fait froid ! Le vent vient directement de la mer. Dans mon petit abri, je suis assez bien protégé mais qd mm. Premier choc de la soirée, je ressors de mon duvet pour un dernier tour de paysage. Je remonte vers le sommet, et là, je croise un renard, pas du tout affolé par ma présence. Il est à 15 m. Il me fixe, puis pisse sur un buisson et s’en va tranquillement. Ce qu’il vient de me dire ? Salut mec, bienvenue chez moi. Je t’accepte sur mon territoire, profite ! Ici tu ne crains rien. Je suis scotché.
Retour au bivouac. Comme de bien entendu, il est 22h, le jour bat son plein. Heureusement je suis sauvé par mon masque de nuit. Je m’endors assez vite. La nuit est éprouvante. Drôle de sensation que de dormir sans toit ! Malgré toutes les couches de vêtements je me sens un peu à poil. Je n’ai pas vraiment froid mais je me sens exposé. Je finis par m’endormir. Un changement d’ambiance sonore me réveille. Le chant des oiseaux. Il est minuit et les oiseaux commencent leur journée. J’émerge de mon coma. Minuit, minuit ? Putain le soleil de minuit !!! Je me lève et là, m’attend la plus belle claque que j’ai prise depuis longtemps. Un moment indicible (et pourtant je vais avoir l’impudence de tenter de vous le décrire). La dernière fois que j’ai senti à tel point la magie d’un instant c’était à la naissance d’hugo. À un moment donné, tout est réuni. Les éléments, la nature, les sentiments, tout est au diapason.
En l’occurrence, je vois apparaître une lueur derrière l’île au milieu du fjord. Cette même lumière frôle les îles lofoten. Le soleil apparaît. Il est minuit 5. Des larmes me montent au yeux. Je tourne la tête et là, sur le massif, un immense arc en ciel complet (on voit les 2 extrémités et l’arc) inonde le ciel. Pendant qqs minutes je me sens seul au monde. Imaginez tous les hasards qu’il a fallu pour cette conjonction. Une naissance (la mienne) il y a 48 ans, un parcours de vie qui est ce qu’il est, une décision de partir en solo vers le cap nord, une panne de moto, diverses rencontres qui m’amènent à ce lieu, une météo au rendez vous, des paysages qui ont été sculptés durant des millions d’année, tout ceci pour que ce moment unique se produise et inonde mon cœur de plénitude.
Putain c’est mieux que faire l’amour à la femme qu’on aime, c’est dire !!!!

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