Ça se passe maintenant sur la page « Suède »

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Fin de la route en solo

Ça y est. Cette fois ci c’est bel et bien terminé. Je rentre en gare de Stockholm. Les 20h de train n’ont pas été si horribles que ça. Une première heure dans des montagnes super escarpées. On se serait cru dans Tintin et le temple du soleil, quand il est dans un train assez vieux et que le méchant détache le wagon. Rassurez vous j’ai bien guetté, pas de vilain à tête d’inca dans le wagon. Les 2 heures suivantes je découvre un paysage suédois très différent. Nous sommes en montagne manifestement mais il n’y a pas de sommets (de type alpin). De vastes étendues de taïga, des lacs à foison, des monts, des petites vallées à peine dessinées. Vu les bâtisses et l’organisation des villages tu te rends bien compte qu’il doit faire froid à pierre fendre l’hiver. Les randonneurs croisés à l’auberge de jeunesse de Narvik parlent tous de l’enfer des moustiques. Ils ont de ces cloques sur les mains et les épaules !!! Sales bestioles. Il paraît que les gîtes sont dotés de doubles portes. Le sas empêche l’invasion des maisons. Et tu marches avec une moustiquaire sur la tête. Brrrr. Le train ça a du bon finalement. Les moustiques n’arrivent pas à prendre des tickets. Les bornes d’achat sont dotées de système de détection et refusent de leur délivrer un accès au train, enfin, c’est comme ça que je m’explique l’absence totale d’importuns pompeurs de sang dans les wagons.
Après les 3 premières heures, t’es complètement abruti. Tu cherches à passer le temps, à dormir, tu papotes avec tes voisins, tu te fais chier, quoi. Un arrêt de qqs heures à Boden, une villégiature sans grand intérêt coupe un peu le voyage et permet de se dégourdir les jambes. Et là, plus de moustiques. Nous avons dépassé la zone montagneuse. Train couchette ensuite. Rien a dire. On s’y sent formidablement bien, comme dans les trains français, non, j’deconne.
Ben me voilà suédois maintenant. Je ne suis pas fan de la langue au premier abord. Par contre les gens sont plus « urbains ».
À suivre.

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Et pourquoi pas ?

J’ai dédié le premier post vidéo de ce voyage à Michel Romon.
Pour ceux qui ne le connaissent pas, je vais le présenter : Michel occupe une place particulière dans la communauté sourde toulousaine. Il est discret mais a toujours su donner de sa personne pour aider ses amis, et conseiller les jeunes sourds. C’est un bricoleur hors pair, sportif (surf, Windsurf, parapente, et j’en passe) et voyageur. Son dernier voyage en solo, il l’a fait en Afrique. Il m’a fait bcp rêver. Si je suis parti en solo c’est un peu grâce à ses récits. Michel a eu un grave accident de surf il y a un an et n’a plus l’usage d’une grande partie de son corps. Mais son esprit et sa volonté sont intacts.
À plusieurs reprises j’ai eu des flashs pendant mon voyage. Et si Michel voyait ça !
Dans le bus pour Narvik, c’est carrément un projet qui est né dans ma tête de cinglé sans limites. Et si on organisait un voyage au cap nord avec Michel ? J’ai une revanche à prendre. Je veux aller au bout du bout de l’Europe du nord en moto. Et si on organisait un trip ? Un camping-car super équipé pour Michel et tout son matériel médical, deux ou trois voitures d’accompagnement et des motards motivés. On prendrait 5 ou 6 semaines pour remonter toute l’Europe jusqu’au kapp nord … Dingue non ? Moi je dis que ça peut se faire. Il faut 2 ans pour tout organiser. Mais moi, je vois bien Michel face au soleil de minuit presque au sommet du monde. Pas vous ? Et toi Michel, qu’est-ce que tu en penses ?

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Ce que j’ai aimé manger

Je suis un peu gourmand. Tout le monde le sait.
Alors, je vais lister ce qui m’a fait plaisir dans ce pays :
-tout d’abord le poisson… Du saumon, du hareng, de la morue, du maquereau, des anchois sous toutes les formes : séché, fumé, mariné (généralement dans une sorte de vinaigre légèrement sucré), en conserve.
Ok c’est pas très cool pour l’haleine en général, mais pour ça, y a une gourmandise qui est pour moi une véritable tuerie : des pastilles de réglisse salé. C’est diététique (sans sucre) mais pour la tension, je ne suis pas sûr que mon toubib soit ravi. Ça a un côté addictif incroyable. Je me siffle la boîte en un rien de temps…
Côté sucrerie ou douceurs : sincèrement pas grand chose. Trop sucré trop gras. Y a juste un truc à crever : des sortes de petites chocolatines (pour la forme mais sans chocolat) garnies de cannelle. Addictif ++. Dans le kaffe c’est un pur délice.
Enfin le kaffe. Ici on en consomme des litres… Une sorte de café allongé mais pas lavasse pour autant. Je dois être à 1l/jour.
Voila.
Les restau, ça n’en vaut pas la peine. Trop cher… Chaque bouchée te vaut le prix d’un repas en France. Aucun plaisir donc.
Voila. La pêche à la gourmandise n’a pas été super fructueuse mais dans la vie y a pas que la bouffe. Non ?

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16/7 Le stress monte

Me voilà dans le bus qui m’amène à Narvik. Bizarre comme le stress monte. La trouille de rater le train, de perdre des affaires, d’oublier quelque chose d’essentiel pour la fin de la balade. Sentiment d’autant plus incroyable qu’il n’y a aucune raison particulière. J’ai pris pas mal de risques en acceptant les diverses sollicitations et en saisissant toutes les opportunités possibles. Là, je ne risque plus grand chose et pourtant je flippe.
Je me réfugie dans des routines de contrôle qui me rassurent. Vérifier à maintes reprises le contenu de mes poches : papiers d’identité, carte bleue, porte monnaies. 1,2,3. Ils sont tjs placés dans les mêmes poches. À chaque fois que je bouge: 1,2,3… Oui tout est là. Ça frôle le TOC… Mais bon, je me connais. Quand je suis crevé, ou quand je me relâche après une période intense, ces rituels limitent mes conneries ou oublis éventuels, et me rassurent. Par contre, au moindre défaut (élément qui n’est pas a sa place), je passe en mode panique. En un instant, une décharge d’adrénaline, la recherche de l’élément manquant, l’esprit qui s’emballe et qui calcule ce qu’il faudra faire en cas de problème, puis le soulagement quand l’élément manquant est retrouvé. Épuisant ce fonctionnement.
Mon esprit est en train de se focaliser vers le dernier tronçon de mon parcours en solo : les 20h de train entre Narvik et Stockholm. À Narvik, je passerai mes dernières heures en Norvège. Je dois en profiter un Max. Qqs petits souvenirs à acheter, humer la ville, parler aux gens …
Et en attendant d’arriver à Narvik, profiter des paysages fabuleux même sous la pluie le vent et le froid qu’offre ce pays.

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Norvège le pays des Trolls

Les trolls sont partout autour de nous en Norvège. Ils vivent cachés au cœur des forêts et montagnes. Ils peuvent être bons ou mauvais vis à vis de nous. En tout cas c’est ce que m’ont dit les norvégiens à qui j’en ai parlé. Quand j’ai évoqué à plusieurs reprises l’hypothèse que la panne de la moto était due à un troll maléfique, la réaction a été unanime. Il est fort possible qu’un troll ait saboté ma bécane. Mais s’il l’a fait, c’est pour m’éviter un accident grave. Grâce à sa clairvoyance, il a pu limiter les dégâts. Dont acte.

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16/7 En route pour Narvik

Dans les voyages, faut savoir gérer les temps morts. Pour avoir vécu un dimanche précédent ici, j’avais pris mes précautions. Le programme de dimanche a été cool. Piscine pour débloquer les muscles de mon dos (qui râle pas mal) et…. Rien.
Bouquin, discussions avec les voyageurs dans le salon collectif de l’hôtel, au chaud, pendant que le temps se déchaîne. La trilogie est à l’œuvre : pluie, vent, froid.
Je recharge les accus. J’ai dû dormir une dizaine d’heures par intermittence… D’autant plus que ce petit hôtel est doté de vrais rideaux bien épais qui bloque la lumière du jour (ou plutôt de la nuit). Dormir dans une obscurité totale : on n’imagine pas à quel point ça peut être le pied.
Sac à dos refait, affaires séchées… En route !

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15/7 Vu !

Fallait bien que ça arrive.
Je vous jure que je n’ai pas cherché. Est-ce ma faute à moi si lors d’une séance de hammam à la Grottebadet (piscine creusée dans une grotte) je tombe sur Annavanquelchose et ses deux accompagnateurs. Elle est sourde et perd progressivement la vue (syndrome de Husher). On a tranquillement papoté dans le hammam devant les autres hammamiens médusés. Elle a été éduquée à Oslo mais est originaire d’harstadt. Elle y revient régulièrement mais s’y ennuie. Pas de boulot pour elle ici. Elle passe son temps en avion entre Oslo et ici. Je lui conseille alors de passer son brevet de pilote pour qu’elle puisse seconder le commandant de bord. Elle ne semble pas sensible à mon humour et m’explique patiemment que c’est qd mm compliqué de piloter sans rien voir ni entendre. Zut. Loupé. Pourtant à la tête hilare des accompagnateurs signants je devais être clair. Mais le concept de pilote d’avion de ligne sourd-aveugle va devoir évoluer qqs temps avant de devenir une réalité, y compris pour les sourds aveugles eux mêmes. …
Je les ai perdus de vue dans la piscine car ma résistance à la chaleur hammamesque (oui, je sais, je suis lourd) est bien inférieure à la leur. Craignant de finir en flaque d’huile dans laquelle surnage quelques os, je décide de retourner me baigner et de profiter de cette fin de journée de récupération.

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15/7 La route pour Harstadt

Difficile de se remettre de toutes ces émotions. Je suis toujours empli de cette émotion née de la rencontre avec ces immenses bestioles.
…..
J’ai réalisé que j’avais encore une chance de choisir mon option A pour le trajet à venir, option qui me laisse une certaine marge de manœuvre à Harstardt pour gérer le dimanche. L’expérience de la semaine dernière dans une ville désertée y compris par Dieu me laisse penser que j’ai intérêt à être prudent et surtout pas trop ambitieux en matière d’activité ou de déplacement.
Grâce à un déploiement d’énergie pas possible (footing sous la pluie pour récupérer mon sac à dos et marche très intense sur 900 m tjs sous la pluie) j’attrape le ferry, premier step de mon trajet. Je passe de l’île d’Andoya à Sonja. Pendant la traversée houleuse, je passe des vêtements secs et me retrouve en nu-pieds, mes chaussures ayant été totalement noyées sous les paquets d’eau reçus à la recherche des baleines et lors du footing. Je sympathise avec un couple à qui je raconte ce « safari whales ». Ils sont de l’île et bien entendu, n’ont jamais pensé à faire cette sortie. En débarquant du ferry, je trouve le terminal de bus bien vide. Le couple de norvégiens me propose alors de profiter de la voiture de leur ami et ils me déposent 80 km plus loin à Finnsnes. Au passage j’ai droit encore à de fabuleux paysages et surtout des lieux où tu t’imagines bien vivre quelques temps : petite maison sur une île reliée à la côte par une passerelle, ou bien maison de pêcheurs sur une île uniquement accessible en barque. Bref que de solitude et de tranquillité en perspective ! Là au moins t’es sûr que tes potes ne passent pas par hasard. J’imagine aussi la difficulté d’y vivre en hiver.
Comme dit le chauffeur norvégien, faut y être né pour supporter l’hiver.
À Finnsnes, j’ai quelques heures à patienter car le Hurtigrute Polarys (le ferry côtier le plus réputé de Norvège) fait escale à 4h.
Je me trouve un porche à l’abri de la pluie et du vent, improvise un bivouac et m’endors bercé par les bruits du port (claquements des filins sur les mâts, cris des mouettes, clapot des vagues : ça vaut bien le bruit de la rocade, non ?). La nuit est agréable malgré la pluie et le froid. Il doit faire 5 degrés à tout péter. Mais je commence à m’habituer à ne pas avoir de toit sur la tête. Il faut juste ne pas avoir froid ( merci encore Patrick ) et utiliser le masque magique qui crée la nuit quand il n’y en a pas.
Les quelques heures passées sur le Polarys sont un délice. Salle chauffée, une vue permanente sur la côte splendide. Je finis ma nuit bercé par le ronronnement des moteurs du bateau.
8h du mat j’ai des frissons. Oui, je sais, je n’ai pas inventé ces paroles, mais il se trouve qu’elles correspondent à mon état d’esprit, et chacun fait ce qui lui plaît (plaît plaît). Bref, la ville est morte, froide et non pas humide mais détrempée. Pas un bar ouvert à cette heure. Je me réfugie dans un hôtel sélect et j’y quémande un kaffe. La réceptionniste a pitié, je m’installe donc au chaud dans le lounge avec un café, en attendant l’ouverture du touristinfosenter. L’occasion de visualiser ce trajet à nouveau… Je le dis, dans le voyage, ce qui compte n’est pas forcément la destination. C’est l’esprit que tu y mets, ta faculté de percevoir ce qui se passe autour de toi, de saisir des opportunités, de ne pas voir l’autre comme un danger potentiel mais comme qq’un qui a envie souvent de partager, en somme, de laisser tomber tout ce qui contraint notre vie quotidienne (efficacité, obligation de réussite, sécurité, un temps très cadencé… Et tout le reste).
Voila pour les pensées du matin.
Si tout se passe bien je vais passer la journée dans un centre de balneo. Vu le temps pourri de toute façon pas moyen de faire les autres choses que je rêve de faire ici : kayak ou snorkeling.
Demain destination Narvik, dernière étape norvégienne de ce voyage. Ensuite, ça sera le train pour Stockholm où Martine me rejoindra. Un autre voyage commencera alors.

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14/7 Andenes : sus aux baleines !

Hier le trajet en bus m’a fait traverser toute l’île d’Andoya. Les paysages y sont très différents. Un plateau entouré des montagnes lointaines, c’est rural, champêtre. Une vaste plaine très plate, herbeuse, tourbeuse et ventée, qui ressemble à ce que j’imagine être les landes écossaises, termine le parcours. ici, à Andenes, je retrouve la même sensation de bout du monde triste et venté qu’à hirsthals dans le nord du Danemark. Il y pleut non seulement de l’eau mais également de la solitude et de la désolation.
À l’écoute de mon corps qui réclame son droit au confort et mes sens qui me disent que le temps est en train de changer, je trouve une piaule dans un hôtel frustre mais largement suffisant à mes besoins, d’un nom à la hauteur : Viking Hôtel. Programme de la soirée : douche chaude, manger des légumes à m’en péter le ventre (y a une cuisine collective équipée pour les résidents), buller voire flaquer.
Je souhaite me réserver pour la sortie du lendemain : à la rencontre des baleines.
….
Journée du 14 juillet
Ça commence mal. Ce matin le temps est plus que pourri, une pluie chiante qui tombe de partout, même du sol (bon là j’exagère un peu, n’oublions pas mes origines marseillaises). Un vent qui s’évertue à immiscer partout où c’est possible l’eau qui te tombe dessus. Bref, même bien protégé, au bout d’une heure t’es trempé.
Première déception, l’agence chez qui j’avais réservé une sortie en RIB (un zodiac amélioré) m’annonce la défection des deux autres touristes pour cause de mauvais temps (connards de touristes de mes deux, je vous hais). Je ne vais pas me laisser décontenancer pour autant, je suis qd mm le viking méditerranéen ! Je trouve une autre compagnie qui organise une sortie. Le bateau étant plus gros, il ne craint pas le mauvais temps. Par contre, ça risque de tanguer un peu. Mm pas peur ! (j’ai écrit ça avant d’embarquer).

Premier point d’interrogation levé.
La nana de l’office du tourisme local m’avait vanté la visite du site où je verrais beaucoup de « sperm whale ». Du sperme de baleine ? Je ne doute pas de l’immense capacité de ces bestioles à produire des litres et des litres de fluide magique… Mais je doute de l’intérêt touristique d’une telle chose. Va-t-on assister à une douche de sperme ??? C’est pas vraiment mon trip. Mais bon faut être curieux de tout.
En fait, une visite dans le musée océanographique me rassure. Le sperm whale est tout simplement un cachalot. Mon imagination est décidément débordante et … Plutôt orientée, non ?

Putain ça secoue grave !!!
Quand nous avons embarqué, nous avons eu droit à une distribution de pilules magiques. Tiens ??? On donne de l’ectazy aux touristes maintenant ? Noooon. C’est juste des trucs contre le mal de mer. Vu le petit regard goguenard de l’équipage, j’ai pas osé faire le kakou. J’ai fait comme tout le monde, j’ai pris ma pilulle magique et sincèrement je n’ai pas regretté. Ça gerbe partout autour de moi. Dans les sacs. Je suis content de ne pas avoir d’odorat en ce moment. Ça doit aider… Pas encore vu de baleines mais côté montagnes russes c’est assez bien fait. La nature ne sera jamais battue par les humains côté distraction. Les vagues ne sont pas très hautes mais y a roulis ET tangage. Bref t’es secoué de toute part. C’est assez drôle de voir ces descendants de vikings le regard vitreux et nauséeux. Pour l’instant, tout est ok pour moi.

Après près d’une heure de recherche, d’observation dans une mer tourmentée, deux signalements de baleines mais sans qu’on les voit, je suis transi, plus un poil de sec. Le froid de cette mer arctique s’est transmis à tout mon corps. Et là, Dame Nature décide de féliciter l’opiniâtreté des quelques personnes qui sont restées sur le pont. Whale at the Left ! Tout d’abord un souffle au lointain, puis un dos. Je suis aux anges. Objectif du jour atteint ! Je prends quelques photos. Puis décide de profiter de l’instant. J’apprécie le moment, cette rencontre qui perdure. Le bateau navigue dans l’axe de la bête. Tout à coup, there’s diving ! Monsieur cachalot plonge et nous montre sa magnifique queue. Je pensais avoir atteint le maximum de chair de poule et en fait, je sens mes poils se dresser encore plus. Incroyable moment…. Des larmes me viennent. Putain, j’arrête pas de me laisser envahir par mes émotions… Drôle de viking !

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